Merci
Il était né en Italie mais la France était devenue son pays, la terre pour laquelle il a choisi de se battre. Il est mort il y a quelques jours et avec lui le dernier soldat de cette guerre de 1914-1918 qui parait si loin aux yeux de certains. Lazare Ponticelli, merci à vous. Merci de votre courage, de votre amour de la Patrie, de votre modestie. Vous nous passez le flambeau. Celui de la vigilance et du souvenir. A nous de nous en montrer dignes
François Duran a rédigé un très bel hommage sur son blog "Théâtre des Opérations". Je vous invite à le lire.
Quelques mots de nous. Ouf, ma dent de sagesse n'est plus qu'un souvenir et j'ai repris mes activités. Dernière ligne droite avant la remise du livre au comité de lecture. Je n'ai pas d'inquiétude. Le livre est beau et il saura plaire. Pascal peaufine un peu, relit, relit^^.. Il sait qu'après le 20 avril, "Décomposition" ne lui appartiendra plus tout à fait.
J'espère que vous allez bien. Vous me manquez bien sûr. Prenez soin de vous.
Comments
Un petit bonsoir, princesse, pour dire que j'ai lu attentivement l'émouvant hommage rendu à ce monsieur Lazare Ponticelli.....ponticello, c'est le petit pont sur lequel reposent les cordes des violons.....au-dessous, en un lieu mystérieux, vit l'âme du violon.....une simple lamelle de bois....qui donne vie à l'instrument..Je n'écris pas beaucoup, en ce moment, j'ai autant d'esprit qu'un panier d'champignons, mais ce Ponticello-là m'a rappellé mon grand-père, même génération, mêmes guerres, naturalisé français dès l'annonce de mobilisation, faut dire que cétait soudainement devenu très facile, juste une croix sur un registre devant la mairie au lieu d'un tas de paperasses inaccessibles, appris à lire et écrire le français dans les tranchées, et puis l'allemand ensuite parce qu'envoyé "faire son service" deux ans encore après l'armistice..Un immense respect pour le pays qui avait accueilli sa famille, Voilà, princesse, plein de souvenirs parfumés de garrigue
Je t'embrasse, prends bien soin de toi, Brigitte